Les origines

Les origines

 

 

 

Le saviez-vous ?


L’étymologie du nom « Casteljaloux » fait l’objet de plusieurs interprétations… à vous de choisir !

 

Pour certains, le nom de Casteljaloux peut être décomposé comme suit : castrum ou castel (château) et gelo ou gelù (gelé) - littéralement, « le château qui gèle » - en raison de la température très froide des eaux s’étendant au sud de la ville. Castetgelos est devenu Castetgeloux puis enfin, depuis le XVIIIème siècle, Casteljaloux.

 

D’autres optent pour une version beaucoup plus romancée, racontant que le seigneur de Casteljaloux et celui de Labastide Castel Amouroux (un village voisin), en rivalité amoureuse, étaient jaloux l’un de l’autre !

    blasonvillecasteljaloux

"Fiat pax en virtute tua et abondantia in turribus tuis "

La définition héraldique des armoiries est la suivante : "Tranché d'or et de sable à un château d'argent brochant sur le tout."

La devise qui la surmonte se traduit par "Que la paix règne grâce à ta force et que l'abondance soit dans tes tours".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pays de Casteljaloux

 

 

 

On ne peut raconter l’histoire de Casteljaloux, même de façon sommaire, sans évoquer le nom des Albret. Cette modeste famille gasconne originaire des Landes et issue d’une modeste seigneurie s’est vite étendue en s’alliant avec de grandes familles princières.

L’origine du peuplement de Casteljaloux remonte au XIème siècle lorsque le seigneur des lieux, Bernard d’Aiz Lebret, ancêtre de la famille d’Albret, fait don aux moines de l’Abbaye de la Sauve -Majeure  en Gironde, d’une terre pour y implanter une ville et une église.  Casteljaloux allait naître.

C’est de cette époque que date le tracé de la ville médiévale dans laquelle on pénétrait par trois portes principales.

De cette longue domination des Albret, il reste encore de nombreux vestiges notamment le Couvent des Cordeliers et le petit pont de l’ancien moulin des Frères.

Les Albret eurent à cœur de favoriser le développement économique de Casteljaloux en utilisant à la fois les ressources en minerai et en bois des forêts alentour. Cela donna naissance à des exploitations industrielles comme les forges à fer, les  martinets à cuivre, les papeteries, les verreries mais aussi les tanneries, et les corderies.

En 1550 Casteljaloux devint l’une des quatre cours présidentielles du Duché d’Albret érigé par Henri II.

La ville est alors à l’apogée de sa prospérité et de sa renommée par le biais du développement du commerce et de l’arrivée de bourgeois et de magistrats. Les belles maisons de pierre et à colombages que l’on peut encore admirer de nos jours, témoignent d’une époque fastueuse.

Hélas, c’est dans ce contexte d’essor économique qu’éclatent les terribles Guerres de Religion opposant Catholiques et Protestants et dont les conflits de 1558 verront le saccage du Couvent des Cordeliers et de l’église Notre Dame.

Quelques années plus tard, en 1636,  les fortifications sont démantelées sur ordre de Richelieu.

Il faudra attendre 1682 pour que débutent les travaux de reconstruction de l’église qui seront en partie effectués avec les pierres des fortifications détruites.

Notons par ailleurs qu’en  1900 la façade de l’église Notre-Dame a été refaite et que l’on y grava sur le fronton la devise « Liberté, Egalité, Fraternité » sur invitation de l’Etat Républicain financeur des travaux de réfection.  Cela attise toujours la curiosité de nos visiteurs tant cette devise est surprenante sur un édifice religieux.

L’ascension des Albret et donc de Casteljaloux se poursuivit jusqu’au XVI ° siècle avant l’avènement d’Henri IV.  La cité pâtit de sa réussite et devint un bourg ordinaire.

Cependant Casteljaloux peut s’enorgueillir d’avoir accueilli en ses murs deux visites royales.

En effet, le roi Louis XIII séjourna dans notre ville en juillet et décembre 1621 alors qu’il effectuait une tournée auprès des troupes qui combattaient aux alentours. Il résida très probablement dans la Maison du Roy, grande bâtisse aux croisées de pierre, ainsi dénommée depuis la venue de son illustre occupant.

Puis en 1659, alors qu’il chevauchait en direction de Saint Jean de Luz où il allait rejoindre Marie Thérése d’Espagne en vue de leur mariage, Louis XIV fit une halte à Casteljaloux. Il assista à une messe à la chapelle des Cordeliers et il aurait vraisemblablement dormi dans la Maison Xaintrailles : une imposante demeure bâtie au XV° siècle dont la tour carrée et l’escalier à vis en pierre de taille en font un fleuron des monuments de la Renaissance.

L’Ancien Régime fut la période où Casteljaloux déborda de son enceinte médiévale. En 1808 le canton de Casteljaloux fut rattaché à l’arrondissement de Nérac.

Il faudra attendre le début du XIX° siècle pour que Casteljaloux redevienne  une cité florissante en s’imposant comme centre de commerce et de transformation des ressources de la forêt : bois, résine, térébenthine. S’installent alors successivement de grandes usines comme les établissements Col, Gillet et encore Gilbert respectivement en 1829, 1889 et 1900.

Dans le même temps Casteljaloux a développé  le thermalisme car les eaux ferrugineuses et sulfureuses d’une importante nappe souterraine ont révélé des propriétés bienfaisantes  contre les rhumatismes, les névralgies, les maladies de peau et l’anémie. Les bains Samazeuilh sont fondés en 1830, ceux de Bordes Levadou en 1837. Casteljaloux prend dès lors le nom de « Casteljaloux les Bains ».