Les légendes et figures illustres

Les légendes et figures illustres 

 

Transmises de génération en génération, nos légendes sont des héritages précieux  que nous tenons à perpétuer. En les découvrant, nul doute qu'elles deviendront aussi les vôtres !

 

 

 

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Quelques figures illustres qui ont fait l'histoire de Casteljaloux 

 

Agrippa D'Aubigné

Il est à la fois homme de guerre, poète, historien, helléniste et calviniste. A 16 ans, il prend les armes et se distingue sous les drapeaux du prince de Condé avant de devenir l'écuyer et même le confesseur d'Henri IV. Durant 15 ans, dans le contexte des Guerres de religion entre catholiques et protestants, Henri IV et d'Aubigné ne se quittent plus. Provoquant en duel le capitaine Lavardin, un catholique, D'Aubigné s'exile à Casteljaloux, ville dont il accepte, en 1577, d'être lieutenant avec Monsieur De La Vachonnière. Au cour d'un nouveau combat, il est grièvement blessé et il commence à dicter, de son lit, à Casteljaloux, les premiers chapitres des "Tragiques" qui paraissent en 1616. Il meurt en 1620 à Genève après avoir quitté le service du roi Henri en 1593.

 

Le Caporal La Bigorne

De son vrai nom, Jean Onésime Filet. Il tenait une auberge sur le quai de l'Avance mais en avril 1740, il s'embarque comme volontaire pour les îles. Il signe son engagement sur une enclume alors appelée "Bigorne" d'où son surnom. En 1746, il est nommé caporal mais reçoit 2 blessures. Bientôt rétabli, il doit rapidement s'enfuir de l'île de Bourbon suite à des déboires sentimentaux. Il échoue sur la côte orientale de Madagascar où il est recueilli par Béti, la fille du roi Ratsimilao. A la mort du roi, il devient prince consort mais est-t-il devenu roi ? Nul ne le sait vraiment. Il se montre néanmoins un précurseur des grands colonisateurs. Il meurt en 1773 au Pays des hovas selon l'usage du pays.

 

 

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Les Légendes

 

La légende de la grotte des fées

Dans un site enchanteur, non loin de Casteljaloux, se trouve la grotte des fées,  sur laquelle, aux soirées d'hiver, des aînés ont conté de si fantastiques  choses.

Des gens friands d'aventures ont visité cette grotte. Au moyen de lanternes et  de torches, on a voulu sonder le mystère qui plane sur cette grotte, mais à une  certaine distance, l'air venant à manquer, les lumières s'éteignent et là, déjà,  commence la légende : on prétend qu'il est un esprit souffleur chargé d'éteindre  toutes les lumières afin que nul mortel ne connaisse le mystère de cette si  poétique grotte.

Jeanne d'Albret avait à Casteljaloux un château magnifique dans lequel elle  venait passer quelques mois de l'année pour se faire, selon les dires de  certains, plus aisément courtiser par quelques coquins.

On raconte que Jeanne, ne se croyant pas assez en sûreté dans sa demeure, avait  résolu d'aller dans un lieu retiré où nul indiscret ne peut la déranger ; Jeanne  choisit comme lieu de rendez-vous la Grotte. Quelques gentes dames qui  composaient sa suite furent réunies par ordre de Jeanne, dans la salle du  château et elle leur fit part de ses projets.

Chaque soir, quand le soleil commençait à décliner à l'horizon, elles devaient  se rendre à la grotte, escortée de sa suite. Ses suivantes devaient avoir soin  de se vêtir de longues robes blanches et se couvrir la tête et le visage d'une  étoffe de même couleur pour ressembler autant que possible aux costumes de  pénitents. Elles ne devaient point s'approcher de la grotte d'au moins deux  cents mètres environ et ne jamais chercher à savoir ce que leur maîtresse  faisait en ce lieu. Jeanne d'Albret avait laissé entendre aux dames de sa  compagnie qu'elle avait fait vœu d'aller tous les soirs en ces lieux faire des  prières dans cette grotte où le recueillement était plus facile.

Or les gens qui passaient en cet endroit, au coucher du soleil, rencontraient  sur leur passage ces vierges folles, vêtues de blanc, qui toutes allaient vers  eux, et sans un mot, sans découvrir leur visage, leur indiquait d'un signe de  s'écarter de ces lieux et de suivre une autre voie.

 

Le charbonnier de Capchicot

Notre région recèle un certain nombre de sites qui  évoquent le souvenir du bon roi Henri IV. Parmi eux, se trouve le château de Capchicot, domaine du charbonnier.

Lorsqu'il séjournait dans la région, le jeune Henri de Navarre s'écartait peu de  Nérac et de Casteljaloux où le retenait sa passion de la chasse.

Un jour, le roi s'étant égaré, vint, à la nuit tombante, frapper à la porte du  charbonnier et demander l'hospitalité. Le charbonnier qui ne connaissait pas son  hôte se méfiait tout de même de ce visiteur, mais il finit par lui faire manger  du sanglier en lui recommandant bien de n'en parler à personne car le " Grand  Nez " (c'est ainsi que l'on appelait familièrement le roi) était très jaloux de  ses chasses réservées.

Le lendemain matin, en déjeunant, Henri remit la conversation sur les privilèges  du roi. Le charbonnier se plaignait alors de ce qu'il trouvait encore plus dur :  les droits d'entrée qu'il devait acquitter chaque fois qu'il apportait son  charbon en ville, et l'inconnu lui prédit qu'il serait bientôt débarrassé de ce  tribut.

Le charbonnier ayant manifesté le désir de voir le roi qu'il ne connaissait pas,  le visiteur lui offrit de l'emmener jusqu'à Durance où le roi devait se rendre  ce jour là. Le charbonnier accepta et tous deux partirent donc sur le même  cheval, le charbonnier se serrant contre le Prince. Chemin faisant, Capchicot  demanda : " mais comment reconnaîtrais-je le roi ? C'est bien simple lui  répondit Henri, tu verras, tout le monde se découvre devant lui, lui seul garde  sa coiffure. "

La foule était déjà compacte dans les murs de Durance lorsque le roi, avec son  singulier page, arriva au milieu de la petite cour dans une explosion  d'applaudissements. " Et bien charbonnier lui dit-il avant de le faire  descendre, tu le connais maintenant le roi ? Pér aquère luts répondit Capchicot  sans s'émouvoir, es jou ou bous lou rey ? (Par cette lumière, c'est moi ou vous  le roi?) et, revenant de sa surprise, le charbonnier lui rappela : " Labets,  oublides pas lou carboun! " (Et bien, n'oubliez pas le charbon!)

Quelques jours plus tard, Henri IV reçut Capchicot au château de Nérac et lui accorda le privilège de pouvoir vendre son charbon exempt de tous droits.  L'histoire dit même qu'il lui aurait octroyé la belle demeure de Capchicot,  château que l'on peut encore admirer de nos jours.

 

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La Compagnie des Cadets de Casteljaloux

 

Tirade tirée de Cyrano de Bargerac :
Compagnie des Cadets

 

Ce sont les Cadets de Gascogne

De Carbon de Castel-Jaloux,

Bretteurs et menteurs sans vergogne

Ce sont les Cadets de Gascogne

Parlant blason, lambel, bastogne

Tous plus nobles que des filous.

Ce sont les Cadets de Gascogne

De Carbon de Castel-Jaloux.

 

Oeil d'Aigle, jambe de Cigogne,

Moustache de chat, dent de Loup,

Fendant la canaille qui grogne,

Oeil d'Aigle, jambe de Cigogne,

Ils vont, coiffés d'un vieux vigogne

Dont la plume cache les trous !

Oeil d'Aigle, jambe de Cicogne,

Moustache de chat, dent de Loup !

 

Perce bedaine et Casse-trogne

Sont leurs sobriquets les plus doux ;

De gloire, leur âme est ivrogne !

Perce bedaine et Casse trogne,

Dans tous les endroits où l'on cogne

Ils se donnent des rendez-vous... 

Perce bedaine et Casse-trogne

Sont leurs sobriquets les plus doux !

 

Voici les Cadets de Gascogne

Qui font cocus tous les jaloux !

Ö femme, adorable carogne,

Voici les Cadets de Gascogne !

Que le vieil époux se renfrogne :

Sonnez, clairons ! chantez, coucous !

Voici les Cadets de Gascogne

Qui font cocus tous les jaloux !

Président : Serge Gatinaud 

Contacter la Compagnie des Cadets Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Casteljaloux, telle que nous la connaissons aujourd'hui fut fondée à la fin du XIème siècle par un acte de paréage entre le Sire Bernard Aiz d'Albret et l'Abbé Gérald de l'abbaye de la Sauve Majeure, qui venait d'être fondée en 1079. Le 14 juillet 1996, nous avons fêté les 900 ans de notre ville. Il a alors été décidé de créer  une “confrérie”. Il a été choisi une dame et trois messieurs que la cité a voulu honorer pour leur action bénévole dans des associations sportives, culturelles ou sociales. Ces personnalités ont été intronisées Cadet de Casteljaloux, en tenue de mousquetaire : cape rouge, chapeau à plume et médaille. La présentation a été orchestrée et relevée par les vers épiques de la tirade de Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand, vers, qui ont fait connaître Casteljaloux dans le monde entier. 

 

Cette prestation a plu et il a été décidé de la perpétuer, la “Confrérie s'est nommée : “La Compagnie des Cadets de Casteljaloux". C'est une commission de l'Office de Tourisme.

cadets de CasteljalouxCompagnie des Cadets de Casteljaloux

 

La fête est le 14 juillet : défilé dans les rues accompagné de l'Harmonie Municipale “Alegria banda”, intronisation de nouveaux cadets, puis cortège au monument aux morts avec la manifestation des officiels.

 

A Casteljaloux, tout est cadet :

Un restaurant réputé : les Cadets de Gascogne aujourd'hui devenu une banque! Les équipes de rugby “Les Cadets” qui eurent leur gloire à XIII et à XV devenu U.S. Casteljaloux ; et la Compagnie des Cadets.

 

Les mousquetaires, les Cadets de Gascogne parlent à notre imagination ; c'est notre épopée, notre légende comme la chanson de Roland ou les Westerns pour les américains. Les Mousquetaires et les Cadets se confondent dans notre esprit. Les mousquetaires étaient à l'origine des soldats armés d'un mousquet en usage avant le fusil, ensuite ce furent des gentilshommes de la Maison du Roi. Ils furent créés par Louis XIII en 1622, revus par Louis XIV en 1665. En fonction de la robe de leurs chevaux, on faisait la distinction entre "mousquetaires gris" et "mousquetaires noirs"; par ailleurs, ils étaient revêtus d'un uniforme de couleur écarlate. Réformés par Louis XVI en 1775, rétablis en 1789, licenciés en 1791, revenus en 1814, ils disparurent en 1815.

Les Cadets étaient les puinés des familles nobles, l'aîné héritant de tout, les cadets étaient destinés à l'armée ou à l'église. Au début volontaires sans solde, puis régulièrement enrégimentés, en 1682, Louis XIV voulut en faire une pépinière d'officiers instruits. Perpétuée sous Louis XV et Louis XVI, cette école disparut à la révolution.

Suite à ces descriptions, les Cadets de Gascogne sont des mousquetaires plutôt que des cadets, ce qui justifie l'uniforme de notre compagnie.

 

 

La Compagnie se compose d'une trentaine de cadets. Nous avons des cadets d'honneur : Jacques Weber et Francis Huster qui ont porté le nom de Casteljaloux sur des scènes prestigieuses avec Cyrano de Bergerac.

 

CADETS D'HONNEUR :

  • En Avril 1998, intronisation de Pierre Blanc gouverneur du Lion's Club pour la province S.O. à l'occasion de leur réunion régionale à Casteljaloux.
  • Roger et Guy Louret des Baladins en Agenais.
  • Jacques Weber et Francis Huster intronisés à Bonaguil : ils ont  porté le nom de Casteljaloux sur les scènes les plus prestigieuses avec Cyrano de Bergerac.
  • Matsuura, grand Judoka, président des Amis du Lot et Garonne à Nishinomya, ville jumelée à notre département au Japon.
  • M. le Maire de Kunheim ville jumelée à Casteljaloux : les Alsaciens furent réfugiés chez nous en 1939 et Jean François Poncet sénateur, président du Conseil Général, ministre des Affaires Etrangères à l'occasion des fêtes du jumelage.
  • Réunion des Offices de Tourisme et Syndicats d'Initiatives du département, intronisation de M. Benedetti, directeur du Comité Départemental du Tourisme  ; M. Claude Boyer, conseiller général, président du CDT, M. Jean-Louis Chelles président de l'UDOTSI.
  • Réunion régionale du tourisme, intronisation de : Marie José Quillet de Travelling Voyage ; Rosine Picard communication SNCF ; Louis Lucchini, président du Comité régional du Tourisme.
  • Gilles Debost de l'Office de Tourisme de Pont de Vaux à l'occasion de la semaine de goût en 2006.
  • En 2007, championnat de France de cyclo-cross UFOLEP, intronisation de deux responsables nationaux.
  • En octobre 2007 réunion des vétérinaires retraités à Barbaste intronisation de Roger Very président du GNVR, Daniel Simon vétérinaire belge président des amis du vin.
  • José Castillo, le 29 mars 2009, très impliqué dans la vie locale et associative de la cité de Casteljaloux.
  • Philippe Candelon, le 14 juillet 2010, ce vrai gascon, attaché à ses racines, porte haut les couleurs de notre région.

 

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Venez découvrir également une Confrérie locale gourmande : Les Maîtres Gourmands du Queyran.

http://a.castagnet.free.fr/les_maitres_gourmands_du_queyran.htm